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Interventions les plus communes
Publié Par: | Commentaires Beaucoup de ces types d’interventions sont encore à leurs premiers balbutiements. Certains sont mal appliqués ne tenant pas compte des particularités de chaque individu. D’autres, sont mal connu et le manque de formation des professionnels reste une lacune majeure. D’autre encore, sont bien connu et donne de bon résultat. Plusieurs de ces types d’interventions s’adaptent et se convergent ensemble. Donc plusieurs interventions peur être faites conjointement ou en alternance selon les besoins. Le plus difficile est de trouver un ou plusieurs professionnels formés et disponibles. Malheureusement au Québec la demande dépasse de beaucoup les ressources disponible.
Programme ABA
L’A.B.A (Applied Behavioral Analysis, ou analyse appliquée du comportement) est une approche éducative inspirée du béhaviorisme et créée par Ivar Lovaas aux États-Unis dans les années 1960. Elle consiste en une analyse du comportement, associée à une intervention intensive visant à obtenir la meilleure intégration dans la société par l’augmentation des comportements jugés adaptés, et la diminution des comportements jugés inadaptés (voir conditionnement opérant).
Les résultats obtenus initialement par Lovaas, et confirmés ensuite par d’autres études, relatent que 50% des enfants – lesquels avaient moins de 3 ans au départ – ayant suivi le programme durant 2 à 3 ans, ont pu ensuite poursuivre leur cursus scolaire sans aide, en ayant un fonctionnement indiscernable des enfants normaux (voir les références scientifiques sur ABA dans le lien externe ci-dessous, notamment l’article de Sallows & Graupner).
Pour qu’un programme A.B.A soit efficace, ses promoteurs donnent les deux conditions suivantes. D’abord, il doit être intensif, à raison de 30 à 40 heures par semaine. Ensuite, il doit être mené par une équipe éducative (dont les parents sont partie intégrante) formée et intervenant de la même façon, dans le cadre d’un programme individualisé bien défini. De plus, le pronostic est d’autant meilleur que le programme A.B.A est commencé tôt.
Ce type d’intervention est par contre très contraignant. En plus de son mode opératoire, il a un coût que les familles ne peuvent pas supporter seules. En France, A.B.A n’est pas reconnue par la Sécurité sociale. Par contre, en Hollande ou au Canada (Ontario) cette approche est prise en charge par l’État.
Les détracteurs d’A.B.A critiquent cette méthode car elle prend sa source dans les recherches sur le conditionnement (Pavlov, Skinner). Ses promoteurs considèrent, au contraire, que le conditionnement fait partie de toute éducation, et qu’A.B.A n’est qu’une adaptation de cet aspect pour une population qui a des difficultés particulières d’apprentissage. Ils insistent sur les résultats concrets qu’ils obtiennent.
Le programme TEACCH
Le cœur de l’enseignement structuré TEACCH — Treatment and Education of Autistic and related Communication handicapped CHildren — est le développement de l’autonomie dans les thèmes suivants : les habiletés de travail, l’autonomie à la vie quotidienne, les loisirs, les habiletés sociales et les gestions des comportements. Cette technique est dérivée du béhaviorisme et repose sur l’idée que l’autisme est l’expression d’un déficit neurologique. Les moyens pour l’appliquer sont la structure et la communication. Les quatre volets structurés dans l’approche TEACCH sont
* l’espace ;
* le temps ;
* le système ;
* la tâche.
Le but de la structure est d’adapter l’enseignement pour compenser les déficits spécifiques de chaque personne, de miser sur les forces, de réduire les stimulations inutiles et perturbantes, mettre l’accent sur les informations pertinentes, permettre à la personne de donner un sens à son environnement, permettre à la personne de comprendre ce que l’on attend d’elle, mieux gérer les comportements et atteindre une plus grande autonomie. Tous ces éléments font partie du programme TEACCH et sont individualisés pour chaque personne tant au niveau des objectifs que des moyens. Ceci a pour but de répondre aux besoins spécifiques de chaque autiste et de sa famille.
Forces du programme TEACCH
Le programme TEACCH a été l’objet de nombreuses études :
* Schopler, E. ( 1997a). Naissance du programme TEACCH Principes, mise en pratique et évaluation.
* In R. Misès et Ph. Grand (Eds.), Parents et professionnels devant l’autisme (pp. 191-207).
* Paris : C.T.N.E.R.H.I. et Sally Ozonoff and Kristina Cathcart, 1998, Effectiveness of a Home Program Intervention for Young Children with Autism, Journal of Autism and Developmental Disorders, Volume 28, Number 1 )
De plus, l’efficacité de la méthode TEACCH a été prouvée : L’application de ce programme permet de nettement restreindre le nombre de placements des personnes adultes atteintes d’autisme en milieux institutionnels restrictifs. Les parents témoignent également de l’aide apportée par ce programme, qui a permis de grandement diminuer leur niveau de stress à la maison.
Le programme est très bien documenté, également en français. Tout en les intégrant au suivi de leur enfant, TEACCH ne demande pas à ce que les parents deviennent les éducateurs de leur enfant.
Faiblesses du programme TEACCH
C’est une approche plutôt environnementale, ce qui signifie qu’on travaille moins directement sur la personne, alors que la tendance actuelle est plus intrusive car on ne vit pas sur une planète “[TEACCH]“. La tolérance relative des comportements déviants peut poser problème si on laisse le comportement se cristalliser jusqu’à l’âge adulte.
Source : Wikipedia
