Archive pour February, 2008
Des parents s’organise pour défendre les droits de leur enfant au Nouveau-Brunswick
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Une famille au Nouveau-Brunswick intente une poursuite au civil contre le gouvernement provincial, car elle juge qu’il a failli à sa tâche de soigner adéquatement l’un des siens. Ce dernier, désigné par le prénom fictif de Nicolas, est interné depuis quelques années à l’hôpital psychiatrique de Campbellton. Il a 19 ans.
« Ce n’est pas un criminel. C’est un enfant qui réagit exactement de la manière qu’il devrait agir avec les troubles mentaux qu’il a », soutient Joyce Richardson, l’avocate de la famille de Nicolas.
Depuis le début de son adolescence, Nicolas a connu plusieurs maisons pour jeunes et centres de détention, comme celui pour jeunes contrevenants de Miramichi. Selon son avocate, son parcours aurait pu être bien différent, et la province, qui en avait la charge, est responsable de sa situation.
« C’est normal pour lui avec son problème de faire des coups tels qu’il a faits. J’ai demandé au gouvernement d’aider, et quant à moi, l’aide qu’ils ont donnée à cet enfant-là l’a empiré », déclare Me Richardson.
Nicolas souffre du syndrome d’Asperger, un trouble mental qui fait en sorte qu’il tolère mal les bruits et les changements à sa routine. Il peut devenir agressif s’il se passe trop de choses autour de lui. Il possède néanmoins une intelligence évaluée de normale à supérieure.
L’avocate Joyce Richardson
« Avec les différents foyers où ils l’ont envoyé, en allant à la prison à Miramichi, je ne sais pas combien de fois il est allé là, est-ce que c’est donner la stabilité à cet enfant? Non, ça l’empire juste », ajoute Joyce Richardson.
Pour maîtriser Nicolas alors qu’il était en crise, la police a utilisé le pistolet à impulsion électrique Taser, à deux occasions. À 15 ans, un agent correctionnel l’a agressé sexuellement à plus d’une occasion.
Dans des documents déposés en cour à Saint-Jean, le gouvernement nie en bloc avoir mal agi dans le cas de Nicolas. Aucune date n’a encore été établie pour le procès.
Un rapport accablant
Plus tôt cette semaine, le défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, Bernard Richard, recommandait une série de mesures pour que la province cesse d’envoyer en prison des jeunes souffrant de problèmes mentaux.
« Il n’y en a pas des centaines au Nouveau-Brunswick, sauf qu’il y a en des centaines, peut-être des milliers, qui sont juste en deçà de ces cas-là », disait Bernard Richard.
C’est en étudiant l’histoire de Nicolas, entre autres, que M. Richard est arrivé à ses conclusions.
source: Thttp://www.radio-canada.ca/regions/atlantique
